Nous avons commencé avec le “Twitter des politiques belges”, lors des élections régionales, explique Xavier Damman, l’un des jeunes fondateurs de la start-up. Le projet s’appelait alors TweeTag, c’était plutôt une activité secondaire. Nous étions trois à y participer, tous avec un job à temps plein. D’autres médias nous ont copiés, ce fut un grand succès. J’ai ensuite décidé de déménager à San Francisco, en juillet 2009, pour développer ce projet. Il était en effet indispensable d’être situé au cœur du business lié à Twitter, dans la Silicon Valley.” (Voir interview ci-contre.)
Pour les non-initiés, Twitter est une plate-forme qui permet de partager ou de découvrir ce qui se passe partout dans le monde, quel que soit le sujet. Ce site permet à n’importe qui, stars, pointure du show-biz, hommes politiques ou commun des mortels de publier de courts textes en ligne, accessibles à tous. Bien sûr, tout ce contenu n’est pas toujours digne d’intérêt. “Je dirais qu’il y a 1% qui mérite qu’on y prête attention. Le problème, c’est que la majorité des gens n’ont pas accès à Twitter. Et puis, il faut savoir que lire, et comment. C’est là qu’intervient PubliTweet, qui trie et fait office de relais entre l’information à diffuser et les lecteurs. Celle que nous publions peut être classée en deux catégories : l’une permanente, qui n’est pas liée à l’actualité “chaude”. Par exemple, du people, du politique. La seconde est vraiment liée à l’actualité: le sommet de Copenhague, le tremblement de terre à Tahiti…”
Xavier Damman et Caroline Sedda ont faitle pari de lancer ce projet. A seulement 26 ans, Xavier, ingénieur en sciences informatiques, a déjà un sérieux back-ground en la matière. Et il n’en est pas à sa première start-up. C’est lui qui avait fondé, entre autres, le magazine Tribal, destiné aux 15-25 ans et distribué en Belgique à 30 000 exemplaires. Le monde des médias, il connaît donc… Quand à Caroline Sedda, la product manager de PubliTweet, après des études à la Solvay Business School, elle s’est spécialisée dans les médias online et l’e-commerce. Jusqu’ici, la société est composée de cinq personnes et financée par les médias. “Ce n’est pas encore rentable, continue Xavier avec enthousiasme, mais entreprendre, c’est une prise de risque ! ”
Le concept est monétisé à travers des “tweets” sponsorisés. “Par exemple, lors des élections, une des télévisions belges avait acheté un tweet pour annoncer un débat qui avait lieu en direct. C’est un format en temps réel qui est plus original, plus innovant.”
Aujourd’hui, PubliTweet a toujours quelques clients en Europe, et le San Francisco Chronicle, l’un des dix quotidiens les plus distribués aux USA, vient de signer un contrat avec la jeune start-up d’origine belge.
LAURE D’OULTREMONT
www.publitweet.com -
(TBX n° 347, Page 5, paru le 2010-02-16)
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