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La Tribune de Bruxelles n° 138 - Paru le JEUDI 1 SEPTEMBRE



TBX n° : 138
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SPORT

Les Bruxellois et la voile

Quinze jeunes de la région bruxelloise viennent de participer au Tour de France à la voile, une compétition qui a opposé 12 étapes durant, 30 bateaux tous identiques, des Mumm 30, entre Dunkerque dans le Nord de la France, à Menton sur la Côte d'Azur. Parmi ceux-ci, un équipage bruxellois composé de 15 jeunes amateurs issus de la capitale et environs.
" Nous participons au Tour de France à la voile pour la 13e année consécutive ", précise Mady Fobert, fondatrice de l'asbl Bel Yachting (1) dont l'objectif est de permettre à de jeunes Belges de participer à des régates de haut niveau afin de les aguerrir aux techniques véliques.

Une course au large


Pour participer au Tour de France et à différentes régates tout au long de l'année, Bel Yachting dispose d'un budget de 52 000 euros, - certains bateaux disposent de 3fois ce montant uniquement pour le Tour de France !- rassemblé grâce au soutien de partenaires et à la participation de chaque équipier qui paie 12,5 euros par jour.
Le Tour de France à la voile a pour but de promouvoir la course au large auprès d'équipages professionnels ou purement amateurs, comme celui du bateau soutenu par la région de Bruxelles-Capitale.

Une expérience éprouvante


" Nous sélectionnons naturellement le skipper et ses équipiers sur base de compétences sportives et de connaissances en matière de voile, mais aussi en fonction de qualités humaines ", insiste le capitaine de l'opération.
Le Tour de France à la voile constitue en effet une épreuve de vie en groupe: les équipiers se côtoient pendant un mois sur un espace confiné, dans le cadre d'une épreuve fatigante physiquement, et éprouvante nerveusement.
Si les moussaillons peuvent se reposer via la possibilité de modifier la composition des équipages d'une étape à l'autre, les séjours à terre se déroulent sous tente et les repas se prennent à l'extérieur quelle que soit la météo... Autant d'épreuves qui forgent le caractère.
Bref, le Tour de France à la voile révèle les caractères. " Nous privilégions toujours un équipier moins doué ayant le caractère adéquat au surdoué asocial ", poursuit cette institutrice de 57 ans à la retraite, très sensible au rôle éducatif de l'opération et à l'entraide entre équipiers d'une part, et entre les membres des différents bateaux d'autre part. Une solidarité qui réchauffe...

Un poisson-lune... de trop


Ceux qui n'ont pas eu la chance d'être retenu pour le Tour de France peuvent néanmoins participer à des régates moins importantes mais très formatrices susceptibles de leur permettre de revendiquer éventuellement une place sur le bateau pour l'épreuve française lors de l'année suivante.
Si en 2004, l'équipage bruxellois avait terminé lanterne rouge de la course, cette année-ci, les navigateurs bruxellois ont progressé d'une place. " Mais plus que le classement, s'empresse d'ajouter Mady Fobert qui a découvert la voile en 78 grâce à un mari marin, ce sont les souvenirs qui restent dans la tête des participants ".
Comme cette étape où le bateau bruxellois s'est fait dépasser par six concurrents, freiné dans son évolution par un poisson-lune d'un mètre de long accroché dans le voile de quille! L'occasion pour nos compatriotes de s'entendre dire avec de grands sourires les jours suivants " Alors, les Belges, aujourd'hui, qu'est ce que vous allez nous pêcher? ".
MICHEL OTTE
PRATIQUE: (1) www.belyachting.be -
(TBX n° 138, Page 9, paru le 2005-09-01)

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