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Nemo 33
Cuisine :
poissons
Par la forme ou par le fond – parfois très profond – quatre restaurants qui cheminent loin des sentiers battus de la restauration.
Parfois, il faut le dire, on s’ennuie au restaurant. Même si c’est bon, on mâche en attendant que ça se passe. Heureusement, il existe des adresses qui font battre le cœur en se démarquant des cantines habituelles. Par l’assiette ou par le cadre, elles débouchent sur une autre dimension de la restauration qui s’apparente au divertissement. Nemo 33 répond à ce cahier des charges puisque cette cantine branchée originale est logée au cœur d’un club de plongée. Pendant qu’on mange on peut donc observer, à travers de grands hublots, des plongeurs buller sous l’eau.
C’est distrayant et sympa même si certains sont loin d’être des tops models – ce qui peut couper l’appétit des plus sensibles. Parfois, cela peut même déboucher sur des situations franchement cocasses : nos amitiés à ce plongeur qui nous scrutait avec de grands yeux ronds à la façon d’un poisson dans un aquarium. Plus loin, Nemo 33 fait valoir une chouette mise en scène à la fois branchée et brute de décoffrage, entre tonalités sombres et buses apparentes au plafond.
Brut de décoffrage
En phase avec cette atmosphère, de jeunes serveuses habillées en noir passent d’une table à l’autre. Elles distillent un accueil sympa mais un rien distant, pas de risque de se faire taper sur l’épaule et c’est tant mieux. Côté cuisine, la démarche est plutôt intéressante – même si un peu en dents de scie – qui se distingue par un vrai sens de la présentation : choix des couleurs dans l’assiette, choix judicieux de la vaisselle sobre, blanche et moderne.
Pour ce qui est du goût, le chef maîtrise joliment les épices. Cela se note jusque dans les fines rondelles de gingembre fraîches et croquantes sous la dent, là où l’on se contente souvent de morceaux tout filandreux. On aime aussi le riz basmati servi couronné de graines germées. En entrée l’assortiment de dim sum (7,50 euros) fait mouche avec une pâte bien cuite mais pèche par une farce qui ne l’est pas assez. En plat, le poulet Tom Kha Khaï – lait de coco et citronnelle – est plutôt bon mais baigne dans un excédent de lait de coco.
Au final, boissons comprises, on s’en sort avec une addition qui flirte avec les 25 euros, ce qui au regard de la qualité proposée n’est pas excessif.
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30
et de 19h à 22h30.
Wasabi
Nemo 33 (***)
Rue de Stalle, 333
1180 Uccle
02/333 38 30
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