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L’Etoile du Désert

Cuisine :
D’accord, on va au restaurant pour manger. Au-delà de cela existe une dimension supérieure. Celle du contact humain. A l’Etoile du Désert, on a tout compris en la matière.

Un jour de semaine comme bien d’autres, un vendredi, en plus ! Il est midi. Allez, puisqu’on est tout près, essayons L’Etoile du Désert, avenue Georges-Henri. Le quartier a connu des heures meilleures : beaucoup de salons de coiffure et quelques nippes de seconde main, mais de commerce de bouche, il n’y en a plus guère. Pourtant, ça marche pour ce petit restaurant oriental qui affiche souvent complet. Sûr que c’est à la force du poignet que les patrons, un Tunisien et son épouse marocaine, ont conquis les cœurs. Parce qu’ici, monsieur, on cultive la gentillesse et l’amour des petits plats sans façons ni chichis. L’entreprise est familiale et le restera. C’est fou ce qu’un simple “Bonjour, comment allez-vous ?” peut surprendre en entrant : on se sent du coup déjà mieux disposé. Le temps de jeter un coup d’œil à la déco, orientale cela va de soi, dans des tons ocre rappelant le désert, avec des nappes en tissu à carreaux rouges et oranges, et on commence à se détendre. En guise de mise en bouche, quelques olives noires et vertes nous interpellent. Ah, elles sont vraiment bonnes ! C’est que le patron y va de sa petite touche personnelle d’épices, qu’il concocte dans sa cuisine. Et c’est sans façons qu’il en dévoile le secret. On nous apporte une carte courte mais qui va à l’essentiel : différentes sortes de couscous et de tajines, ou alors une pastilla de poulet.
Va pour un tajine kefta – aux boulettes d’agneau et de bœuf – avec la possibilité de le choisir piquant ou non (16,50 euros). Simple, bon, bien équilibré au niveau des épices et servi avec du pain marocain qui mérite une mention spéciale : moelleux à l’intérieur, croustillant à l’extérieur. Pas banal, au vu de nombreuses expériences antérieures.

Extrême-onction

Après ce repas assez léger vient une irrésistible envie d’une petite douceur. On se décide pour de banals fruits frais (6 euros). Jolie surprise : une assiette composée d’une figue de barbarie, de mangues avec le juste degré de maturité et d’oranges du Maroc savoureuses, le tout parsemé de pignons pour le croquant. Un délice sans l’ombre d’une cuillère à café de sucre : chapeau bas. Mais on ne va pas quitter cet endroit sans s’offrir le traditionnel thé à la menthe et à la fleur d’oranger, quand même ! Cette fleur d’oranger-là avait une saveur particulièrement suave à laquelle on est peu habitué. Petite cerise sur le gâteau, avec l’addition très raisonnable, le patron a tenu à nous offrir une petite liqueur de figue de très bonne facture. On s’est donc quitté bons amis, le cœur réchauffé, et avec la promesse d’y retourner bien vite.

Ouvert de 12h à 14h et de 19h à 22h. Fermé dimanche et lundi.

Wasabi
L’Etoile du Désert (****)
Avenue Georges Henri, 232
1200 Woluwé Saint-Lambert
02/648 34 82