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Isabelle Pauthier

Isabelle Pauthier

Isabelle Pauthier, l'Arau, c'est elle

Directrice de l’Arau depuis 1997, Isabelle Pauthier cultive l’indépendance d’esprit dans sa ville d’adoption qu’elle aime tant.


Lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des Bruxellois face à des promoteurs immobiliers sans scrupule ou encore de donner son point de vue sur les grands enjeux urbains de la capitale, Isabelle Pauthier, directrice de l’Atelier de recherche et d’action urbaine (Arau), répond présente. Native de Bourgogne, pays de la bonne chère, celle qui se définit comme profondément urbaine s’est très tôt passionnée pour l’histoire des villes. Elle en a d’ailleurs connu plusieurs dès le plus jeune âge en raison de la profession d’ingénieur de son père. Cinq ans à Strasbourg, dix ans à Nancy où elle décroche sa maîtrise d’histoire, deux ans à Paris pendant lesquels elle prépare le concours de l’Ecole du Patrimoine. Une période intense extrêmement enrichissante qui consolide sa culture artistique et patrimoniale.

Contestataire

Très tôt également, cette amoureuse de littérature et de jazz, cultive l’indépendance d’esprit et n’hésite pas à se lancer corps et âme dans des débats qu’elle juge nécessaires. Ce tempérament contestataire l’amènera en 1986 à présider le mouvement lycéen opposé au projet de réforme du ministre Devaquet.
Femme volontaire, la bouillonnante Isabelle ne tarde pas également à trouver l’Amour dont l’élu réside à Bruxelles. Des allers-retours entre Nancy et la capitale belge pendant deux ans puis, en 1994, l’installation définitive dans cette ville, sa ville, qu’elle aime sans limites. “J’ai immédiatement adoré Bruxelles, sa dimension humaine qui permet une familiarité avec tous les quartiers, son mode de vie, l’offre culturelle mais aussi l’accessibilité des habitants.”
Ville de ses amours mais aussi de ses rencontres professionnelles. Celle avec René Schoonbroodt, alors président de l’Arau, aura été déterminante. C’est lui qui, en 1995, lui proposera d’être membre du bureau de l’asbl puis, alors qu’elle était attachée d’édition pour la librairie Quartiers Latins, lui demandera, en 1997, de prendre la direction de l’Arau pour lui donner une vision plus urbanistique. Toujours avide de relever des défis, elle ne pouvait qu’accepter. A son palmarès, de belles victoires – l’affectation en logements de la caserne Dailly en est l’une d’elles – et encore et toujours d’autres combats, telle l’opposition à la réforme du chapitre patrimoine du Code bruxellois de l’aménagement du territoire.


Isabelle P. en bref

Mon stamcafé
Je suis nostalgique de cafés qui n’existent malheureusement plus et où l’on écoutait du jazz. Je pense au Kaai qui se trouvait quai aux Pierres de Taille ou encore au Travers, rue Traversière.

Ma tribu
Je n’ai pas de tribu. Je suis très indépendante et ai des amis issus de milieux différents.

Mon quartier préféré
J’adore les grands boulevards du centre où il y a toujours quelque chose
à voir.

J’aime, J’aime pas
J’aime la musique et notamment le jazz belge, la danse contemporaine,
la cuisine indienne et italienne, les grandes villes, les musées,
les hommes politiques, le vélo, les voyages, faire du lèche-vitrines,
les chaussures, le design, les brocantes, les lieux populaires…
J’aime pas avoir froid, l’hypocrisie, le manque de sens de l’humour, le noir, la campagne, les alcools forts, les lieux où l’on ne peut pas parler, les endroits snobs, la sélection par l’argent (tous les musées devraient être gratuits).

L’actu de l’Arau
Nous proposons cette année trois nouvelles balades à pied autour des thèmes suivants : Bruxelles, ville de commerce; Bruxelles, ville durable; les étangs d’Ixelles, de la maison bourgeoise à l’immeuble à appartements.
Nos combats : le projet d’ordonnance modifiant le Cobat et plus précisément les dispositions qui concernent la protection du patrimoine avec l’atteinte au droit de pétition, le plan de développement international qui manque cruellement de spécificités bruxelloises.


Mon petit proust

La qualité que je préfère chez les hommes :
l’indépendance d’esprit et le sens de l’humour.

Et chez les femmes :
les mêmes.

Mon principal défaut :
la volonté.

Ma principale qualité :
la volonté.

Mon rêve de bonheur :
m’assagir.

Ma devise :
“Le drame dans la vie, c’est que chacun a ses raisons”, tirée d’un film de Renoir.

Mon hobby :
la musique.

La boisson qui vous fait du bien :
le thé.

Ce que vous n’avez pas encore osé faire :
sauter en parachute.



Hugues Prion Pansius

1968 : Naissance d’Isabelle à Mâcon en Bourgogne, le 26 février.

1986 : Elle est leader du mouvement lycéen opposé au projet de réforme d’Alain Devaquet, alors ministre français de l’Éducation nationale.

1992 : Elle obtient sa maîtrise d’histoire médiévale (Nancy).

1992-94 : Elle prépare le concours de l’école du Patrimoine
à Paris.

1994 : Elle s’installe officiellement à Bruxelles où réside déjà son compagnon.

1995 : Isabelle devient membre du bureau de l’Atelier de Recherche et d’Action urbaines (Arau) et prend plaisir à donner son point de vue sur la ville.

1996 : Elle est attachée d’édition pour “CFC-Éditions”.

1997 :
Elle devient directrice de l’Arau, le 16
décembre.

2002 : Naissance de son premier enfant, Horace, suivi de Hermine en 2005. Elle en attend un troisième.
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