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Melissa Mars

Melissa Mars

La chanteuse extraterrestre Melissa Mars

"Avant Mozart, j’avais décidé de tout arrêter" Mutine, inclassable, Melissa Mars tisse depuis 2003 et son titre "Papa m’aime pas", un univers gothico-sucré. Après une trilogie d’albums, la chanteuse voulait remballer les micros pour se consacrer à la comédie. Heureusement, Mozart l’a sauvée…


Vous êtes une artiste à l’univers singulier. Etait-ce difficile de vous abandonner aux mains de Dove Attia pour cette comédie musicale autour de Mozart ?
C’est un projet particulier qui a été achevé une fois le casting bouclé. Certaines chansons ont été adaptées à nos personnalités. La chanson “Bim Bam Boum” a été créée après que l’on m’ait attribué le rôle d’Aloysia et beaucoup de gens me disent que ça ressemble à une chanson de Melissa Mars. On y retrouve mon univers tout autant que mon personnage avec son masque de glace, sa passion de feu, son cœur au bord de l’explosion. C’est une chance de participer à un projet d’une si grande envergure et de pouvoir y apporter un peu de soi.

Votre arrivée sur cette chanson est l’un des moments les plus magiques du spectacle…
Tout le monde me dit combien c’est beau et je veux bien le croire ! Il y a une véritable magie qui opère dans ce tableau : le costume, la coiffure, les lumières, la boule à facettes…

Le public est composé de beaucoup de jeunes. A votre avis, qu’est-ce qui les attire ? Ce n’est pas Mozart ?
Les singles extraits de la comédie musicale étaient accrocheurs, c’était un atout. Et puis le projet dépoussière le classique. Il le modernise tout en le respectant. Il ramène Mozart à ce qu’il était vraiment, un rebelle de l’époque. Il était rock’n’roll à sa manière et la mise en avant de cette attitude le rend plus accessible aux jeunes.

En pratique. Du 29 avril au 2 mai. à Forest National, avenue Victor Rousseau 208 – 1190 Forest. Infos et réservations : 0900 84 900, 0900 00 600, www.sherpa.be.
La bande son “Mozart, l’opéra rock” est disponible chez Warner Music.
http://melissamars.com

Sur scène : perruques poudrées, robes à crinolines, résilles et cuir pour une succession de splendides tableaux… Ici plane “l’esprit” Mozart, la première rock star selon les créateurs de la comédie musicale.(Photos Gautier Pallancher)



nicolas witzack

Bienvenue sur sa planète…
Melissa Mars avait ses billets pour New York en poche. Prête a décoller pour la Big Apple et se consacrer à la passion qui la brûle depuis son enfance : jouer la comédie.

Pourtant, une fois de plus, le destin en décidera autrement… Tout comme ce soir de 1998 où son agent organise un dîner avec André Téchiné. Melissa trime de casting en casting à l’époque, sans grand succès.

Elle quitte la table avec une carte de visite en poche : celle de François Bernheim, compositeur très intéressé par la voix de Melissa. Elle se méfie. Pourtant, chanter, elle sait. Depuis ses 16 ans, elle suit assidûment des cours de chant, pour faire évoluer le son de sa voix... qu’elle déteste.

Papa m’aime pas
Paradoxalement, c’est avec sa maman que Melissa compose “Papa m’aime pas”, une comptine œdipienne, qui n’est pas sans rappeler le “Maman a tort” des débuts d’une certaine Mylène Farmer…

En 2003, “Et alors”, le premier album de Melissa voit le jour. Si la critique accueille avec engouement cette collection de 11 titres pop, les médias relaient beaucoup moins l’opus ; les rotations radios se font rares.

Des autres singles planifiés, aucun ne verront le jour. Même si la title-track “Et alors” bénéficie d’un clip tourné à Bruxelles.
Il en faut plus pour déstabiliser la jeune fille qui décide de continuer dans cette voie musicale qu’elle découvre et apprivoise.En 2005, plumée, pailletée, masquée, Mélissa revient en “Reine des abeilles”, un LP pop, folk, électro… “C’est un conte philosophique, un parcours d’une fille en quête d’amour et d’identité.

Les chansons suivent des atmosphères dans lesquelles mon personnage est plongé. C’est comme un film”. On en revient à la comédie. Et au succès d’estime…

En 2005, elle signe son premier duo avec Lara Fabian pour l’album “9” de la chanteuse belge. C’est ensuite Louis Bertignac qui fait appel à elle pour remplacer une certaine Carla Bruni dans le duo “Les frôleuses” pour les live et télés. Mais le duo qui la met au-devant de la scène, c’est “1980” une chanson signée et interprétée par Pascal Obispo.

L’occasion pour les médias de s’intéresser un peu plus à cette jeune chanteuse à l’univers dark’n’rose teinté de “burtonneries”.
“A la recherche de l’amour perdu”, son dernier opus en date paraît à la rentrée 2007.

Des déclinaisons amoureuses (têtues, déchues, perdues) sur fond d’électro pop et de revival 80’s. C’est le retour du succès d’estime… La tournée qui devait suivre ne verra jamais le jour, mise à part la date parisienne. Maudite Melissa ?

Mozart salvateur
Le 22 septembre 2009, les mélodies ingénieuses et ingénues d’un certain Wolfgang Amadeus Mozart, remixées à la sauce rock, résonnent au Palais des Sports de Paris.

Sur scène : perruques poudrées, robes à crinolines, résilles et cuir, une succession de splendides tableaux et un fabuleux jeu de lumières… Les petits plats ont été mis dans les grands pour relater “l’esprit” Mozart, la première rock star selon les créateurs de cette comédie musicale, bien avant Amy Winehouse ou Pete Doherty.
Dans le casting, on retrouve la frimousse rare mais précieuse de Melissa. Elle incarne Aloysia Weber, cantatrice aimée de Mozart.

Nouvelle attention médiatique. Melissa a pris l’habitude d’être là où on ne l’attend pas.
Dernier méfait en date ? Le rôle d’une prostituée aux côtés de John Travolta et de Jonathan Rhys-Meyer dans “From Paris with love”. L’ingénue a plus d’un tour dans son sac. Le talent, l’univers, la voix au timbre si particulier, une volonté inébranlable. On n’a pas fini d’entendre parler d’elle !


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