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Dans la jungle de Great Mountain Fire
La nouvelle tendance musicale bruxelloise porte le nom de Great Mountain Fire. Ils étaient de toutes les scènes cet été, avec un dernier passage estival plus que remarqué au Brussels Summer Festival mercredi passé, en première partie de Yodelice.
Le quintet bruxellois fait ses gammes ensemble depuis une quinzaine d’années.
Anciennement connus sous le nom de Nestor, ils reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau nom et un premier opus largement réussi.
C’est l’école “Nos enfants” à Uccle qui sera le point de rencontre de Great Mountain Fire. Là-bas, Alexis, Tommy, Morgan et Antoine font connaissance et tapent leurs premières notes à Linkebeek, chez Morgan. “Thomas est arrivé plus tard. On l’a rencontré dans une soirée en 2005. Alexis et moi étions au piano. L’instrument était complètement désaccordé. Une guitare à deux cordes ne traînait pas loin. Thomas l’a prise et a commencé à jouer avec nous. On a tout de suite su qu’il était un peu comme nous”, se souvient Antoine, le guitariste.
Dès l’âge de 11 ans, les quatre gamins commencent la musique ensemble. “Quand on était petit, c’est le papa de Morgan qui nous a appris les grandes lignes pour composer une chanson. C’est avec lui qu’on a écrit nos premiers morceaux; il nous a expliqué les ponts, les couplets, les refrains. Il nous apprenait à construire un morceau”, raconte Antoine.
Nestor est né et enchaîne les concerts pendant quelques années… sans sortir un seul album. “On aurait pu enregistrer des albums mais on était plus intéressé par la scène. On aimait bien la dynamique sans fin de créer des morceaux pour les concerts et les changer par après, pour les faire évoluer. On n’a pas fait de la musique tout le temps de la même manière. On n’a jamais eu la même motivation qu’auj- ourd’hui. On a grandi et on a eu d’autres envies.”
D’autres envies et une autre manière de travailler. Une évolution qui ne colle plus à Nestor “qui évoquait plus un côté festif francophone.” L’envie de changer de nom et du coup d’identité est là. C’est lors de la Nuit du Soir, le 23 septembre 2010, au Botanique, que le nom “Great Mountain Fire” sera dévoilé. “Ce soir-là, Ghinzu nous a offert une belle vitrine. C’était une soirée très importante. Ça a été un bon tremplin pour nous”, explique le guitariste.
Et pas très loin de Ghinzu, il y a Montevideo. Au management, un ancien du groupe : Julien Galoy. Le premier album de Great Mountain Fire sera donc produit par Jean Waterlot, le chanteur de Montevideo .
“On voulait une tierce personne sur qui se reposer, pour qu’on puisse partager des idées. Il y avait un échange très doux. On ne l’a pas pris par hasard non plus, il avait lui-même connu la même chose quand John Stargasm avait coproduit l’album de Montevideo.”
De cette collaboration naîtra “Canopy”, le premier opus du groupe. “La canopée, ça évoque la vie qu’il y a dans la cime des arbres de la forêt tropicale. Toute forme de vie que ça soit faune ou flore. Ça nous évoquait surtout un côté très organique, vivant. A la fois lumineux quand on regarde en haut et à la fois sombre et intime. Il y a plein de synonymes qui nous correspondent là-dedans”, confie Antoine.
La date du BSF n’était certainement pas le dernier passage bruxellois du groupe, qui compose déjà de nouveaux morceaux : “On se fait encore plaisir, on n’a pas beaucoup de limites.” Si vous les avez ratés cet été, pas de panique Great Mountain Fire reviendra en salle cet automne.
Maïlys Charlier
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