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Georgeke babbele
La vraie origine de “Zinneke”, toutes les variantes autour de “rotte”, les habitudes des Brusseleirs : bref, tout ce que vous voulez savoir sur le bruxellois de toujours, Georges Lebouc le sait… et le partage dans un dictionnaire.
Tout petit déjà, Georges Lebouc était un lexique vivant : Georgette sa mère, Bruxelloise causant bruxellois avait épousé un Français n’en parlant pas un mot… Alors, pour parler à son époux, elle traduisait littéralement les expressions typiquement bruxelloises, ce qui donnait des phrases souvent savoureuses, et qui ne tombaient pas dans l’oreille d’un sourd : le petit Georges s’en régalait ! Cet héritage l’ouvrit bien sûr au bruxellois, à la fantaisie, à la saveur des mots et à l’intérêt des langues comme lien social. Il connaissait déjà le français, le bruxellois, le néerlandais. Plus tard, pour son plaisir, il apprit l’anglais, l’espagnol et l’italien, le catalan, et même l’engadinois (parlé dans une région autour de Saint-Moritz !), il devint prof de français puis d’italien et d’espagnol.
Georges Lebouc aurait pu continuer comme ça son bonhomme de chemin, entre érudition et soif de savoir, entre enseignement et lecture. Mais l’écriture s’en mêla. “Seulement, je ne suis pas fait pour le roman, il faut le reconnaître, je n’ai pas de sens aigu de l’observation… je suis trop intello !”, avoue gaiement l’auteur qui s’est peu à peu spécialisé dans le vaste et riche patrimoine de la langue et des coutumes bruxelloises… Et sans faire de son stoef, c’est un vrai castar dans le genre!
Mon petit Proust
Le principal trait de mon caractère : la ténacité. Je ne m’appelle pas Lebouc pour rien…
La qualité que je préfère chez les hommes: le sens de l’amitié
La qualité que je préfère chez les femmes: l’harmonie entre l’intelligence et le charme.
Mon principal défaut : Un orgueil incommensurable… J’ai bien dit orgueil et pas vanité : ce que je représente maintenant, je ne le dois qu’à moi-même et cela me satisfait vraiment!
Ma principale qualité : la ténacité qui me fait avancer.
Mon rêve de bonheur: Mourir en écrivant.
Ma devise : “La gravité est le bonheur des imbéciles”, une phrase de Montesquieu qui signifie tellement…
Mon hobby: Tout ce qui est miniature. J’ai par exemple fait une maison de maître du XIXe (qui fait tout un mur!) dont chaque pièce est remplie du mobilier ad hoc.
Vous passeriez des heures à lire et écrire.
Un livre et un film : film“Candide” de Voltaire et “Orange Mécanique” de Stanley Kubrick.
Votre refuge : mon bureau et mon ordinateur.
Votre plus grand excès : Je ne m’en connais pas jusqu’ici. Mais je ne suis pas un saint, c’est juste intéressé : je veux vivre vieux !
Votre luxe dans la vie : c’est d’habiter là où j’habite.
Photo : B.M.
E.W.
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● 1936. Le 26 mai, naissance à deux pas de la Grand-Place de Georges Lebouc d’une mère bruxelloise et d’un père français.
● 1960. Après avoir fait mille et un métiers par ras-le-bol de l’enseignement universitaire, le jeune homme renoue avec l’ULB.
● 1963. Licencié en romane, il débute sa carrière de prof à Daschbeck. Il enseignera ensuite dans une école de bibliothécaires, rue de l’Abbaye.
● 1966. Il se marie avec Michèle, professeur de littérature qui depuis, dévore toujours un livre par jour.
● 1990. Marabout lui commande un livre d’apprentissage de l’italien. Grand succès.
● 1998. “Le belge dans tous ses états” qui reprend les expressions typiquement belges sans, grande nouveauté, les dénigrer. Il n’arrêtera plus d’écrire et devient un spécialiste du bruxellois.
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